Hideusetés conformes,
oiseaux des patriarches
vos ailes de silex sur les fronts corrosifs
des marmots enchantés comme des poulets frites
attendent
leur verre
de cassis
au Continent bar
la serveuse pleureuse
dans son tablier bleu
jette des bouts de graisse
par la musaraigne des waters
des parcs à sauterelles
habitent près d’ici
entre Newport et Orly
un alligator chôme
dans son dé d’aspirine
fulmine en embrassant le guéridon de mousse
une pouliche
de sept ans son aînée
accroit ses yeux et tousse
les papillons se tordent aux guichets flottants
oh! la tombola, les princes gondoliers dans leurs tissus de mauve
éclatent les consoles
et font fuir les abat-jours dans l’abîme
en riant fort comme des crânes
gantés de lave jusqu’aux bottes
avec des espingoches
qui tirent
sur les cordons roses
caramélisés
dans la brume épaisse
tout chauffe
des porte-avions Guépard foudroient les eaux du ciel
en trois dimensions un bœuf accorte
chipote
des morceaux de bitume
volent à profusion
sous les lustres éclatants
comme de jeunes
pucelles
à aspirateurs
une flaque de cambouis perce l’ombre
une armée d’araignées grignote
les tables
un chien ventouse
sort par la cage d’escalier
en ouvrant grand ses ailes de batracien, les confettis pleuvent
les cornes flasques
aussi
un train, un démon
part par le train de midi
en raclant ses lèvres
contre les tubes ignifugés
une main seule
dépasse du brouillard
en signe de remerciement
une oie passe au pas de course
jusqu’au kiosque-photo pour acheter des vues
d’une tempête de guimauve
gonfle les cieux
salissures
trompettes
le bout de la laisse est trop court
un enfant glisse sur ses genoux qui font des quadrillages roux
un poignard brille en suspension à hauteur de cou
une lampe à pétrole fait son tour
c’est Mickey Disneyland à Paris ou New York
les porte-choses
tout est complet
affiche en rouge évanescent
le long des galeries multi-diagonales