Petit amour, dieu malfaisant
avec tes gerces
en écorchures
tu sautes
du haut
de mes tympans
en faisant fuir les ornithorynques
du sable du sable blanc
sous mes pieds révulsés qui traînent
leurs sandalettes de ciment
en bas les abat-jours se teignent
là où des coqs en fusion
jettent des bulbes prismatiques
au fond du parapluie à gauche
nous tournerons nos tournesols vers le soleil
et nous raccorderons nos montres
sous les rivières décadentes
qui bèguent
devant les loupes
grossissantes
qui dèguent
devant les quatre artichauts chaussés d’ongles
nous attraperons les canaris par le pilon
et puis demain tu diras viens avec tes carnets roses
en peau d’lapin
graine
de crabe
tu feras danser les bouches
décousues vertes gondules
les trililis du vent
absurdes sèche!
devant la fenêtre aux volets pailletés rococos
nous survolerons entre les collines
un chien gracieux un lévrier
viendra t’offrir des boules
de verre
ton chat siamois crois’ra le fer
et tu vomiras sur tes plantes
abra-solaires