PROMENADE

Forêts obscures et roseaux
là où mon cœur a vu paraître
les vertigineuses fenêtres
de l’absolu,
en quelques mots

je baladais mes pieds d’argile
entre les ronces
et les chevaux
gambadaient près de ma poitrine
en quelques mots

la douceur des instants se perd
et je sombrais vite dans l’ombre
mes souvenirs étaient de pierre
et appartenaient aux décombres
d’une vie qui criait misère

j’abandonnais sur ce chemin
toutes mes paraboles sèches
je les noyais dans le chagrin
et oubliais jusqu’à ma dèche

les oiseaux qui virevoltaient
les arbres qui me subsumaient
les arbres brandissant leurs cornes
et la forêt!
et le forum!

je tombais comme une brindille sèche
mes os craquaient
mes omoplates
battaient l’air frais
comme des nappes
fantômes d’ailes

j’étais pareil au scarabée
j’étais pareil à la luzerne
j’étais pareil au champ de blé
à la plaine

Laisser un commentaire