TREETS*

L’herbe fend l’air
de ses cheveux d’argent
des poils aux couronnes
ventre d’acier luisant

les chaussures
du croque-mort
sentent l’abri sous les lanternes
des femmes aux joues creuses
sifflent dans leurs fusils

il est minuit romanichel
il est minuit sous ta porte
des arbrisseaux
en bois léger
jettent leur couvert sous ta porte
badaboum badaboum badam
c’est la fanfare
des branquignoles
un parapluie tourne sur lui-même
en poussant des cris de piaf déjanté
en criant — salut Marie salope
couch’toi là!
c’est un corbeau vipère une âme à l’envers

les trottoirs sont pleins de formol
avec des têtes 
d’épingles
qui pourrissent dedans
j’ai suspendu mon crucifix à la braguette du seigneur
celui qui croit que l’homme est chauve
et qui dessine
des plans d’avions en jaune
sur la comète vert pâle
en forme d’accents circonflexes

regardez-les voler tous ces petits gnomes

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